Bali, le retour

Nous sommes de retour en Indonésie. Mon mari depuis 6 mois et moi depuis 1 mois déjà. Nous habitons à Tulamben dans le village, et je n’ai que peu d’occasions de fréquenter des français hormis les touristes et quelques anciens copains déjà bien établis dans l’île, hélas pas à proximité.

 

Et l’accueil des balinais du coin est top. Bien sûr, beaucoup de difficultés administratives en rapport avec le visa, le kitas et surement très bientôt avec la création d’un business, mais ça, je le savais à l’avance.

Petit résumé de notre histoire 

Nous sommes un couple mixte franco-indonésien (kawin campur). Nous ne sommes pas venus ici par hasard. Nous ne voulions ni nous établir à Paris, ni à Manado, nous voulions être plus à égalité dans la difficulté du challenge. Mon mari qui est indonésien de Manado a une famille « d’adoption » sur place près de laquelle nous avons élu domicile d’ailleurs. Il connaît bien les sites de plongées ici car il y a travaillé longtemps comme instructeur PADI et comme guide. Il est spécialiste de la macro photographie et peut vous aider à trouver n’importe quoi. Moi, j’attends d’avoir de nouveau le droit….., mais pelan pelan, sabar).

 

Comment nous nous sommes rencontrés

 

J’ai déjà travaillé en Indonésie, comme instructrice PADI directrice de croisière sur un bateau de plongée, il y a quelques années. C’est là que nous nous sommes rencontrés. Nous avons croisé ensemble sur les mers indonésiennes (Raja ampat, manado, iles Sanighe, komodo) Et depuis, nous nous sommes marié, avons fait beaucoup d’aller retour pour vivre ensemble un coup à Paris, un coup à Jakarta, un coup à denpasar, un coup à paris, etc…et cette fois, j’ai tout lâché.

Tulamben la plongée et le calme

 

Tulamben est très touristique grâce aux différents sites de plongée qui sont très proches et accessibles sans bateau (l’épave du Liberty se situe à Tulamben).

 

Les touristes viennent de partout, d’europe, d’amérique , d’australie et de plus en plus d’asie. lls restent en général moins d’une semaine sur place mais beaucoup reviennent car l’accueil et les spots de plongée valent vraiment le coup.

 

près de l’épave à Tulamben

 

Amed est situé 15 km au sud de Tulamben et a aussi de très beaux spots de plongée. C’est beaucoup plus envahi de touristes car il y a des endroits ou sortir toute le nuit et de départs en bateau pour les iles Gili. Le village est plus gros que Tulamben et ressemble plus à une station balnéaire.

 

Mes premiers pas ici en tant qu’habitante

 

Après quelques nuits à l’hotel Paradise, nous avons trouvé une petite maison et une voiture à louer.

Notre home sweet home à Tulamben

Les locaux ici, vivent très bien avec peu de besoins, plutôt attachés à leurs traditions et à leur famille. Ils sont cependant près à apporter leur aide dès qu’ils le peuvent et ouvrent volontiers leur porte à qui veut bien partager leur style de vie.

 

préparation d’un repas de fête dans le village

 

Pour moi, c’est la première fois que j’habite dans un village (je suis parisienne). J’ai voulu faire le grand saut, certainement pour me prouver quelquechose diront les fins psychologues.

 

Mes enfants sont en France et ceux de mon conjoint à Manado. Nous sommes donc tous seuls pour ce nouveau challenge et nous mettons beaucoup de pression, c’est pour ça que ça n’est pas facile tous les jours.

 

Pour moi habituée au rythme parisien, la langueur balinaise est parfois pesante, mais chaque soir en regardant le paysage, le mont Agung, la mer, et en écoutant le calme d’ici, mes angoisses s’apaisent et la patience s’installe de manière positive et j’attends le lendemain pour savoir ce que je vais faire, sans stress. Bref, j’apprends la vie au présent.

coucher de soleil sur le mont Agung

 

Le mois prochain, je vous raconterai où nous en sommes et ainsi de suite en fonction de nos progrès dans ce challenge (en gros vivre de notre passion à tous les 2 dans un endroit accueillant et entouré le plus souvent possible de nos enfants).