Mentawais

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Nous partons à 8 en Janvier, avec 1 accompagnatrice qui va à la rencontre des hommes-fleurs des iles mentawais tous les ans depuis une dizaine d’année. 

Les hommes-fleurs sont appelés ainsi car ils ornent leur corps avec les feuilles et les fleurs de saison. Les chamanes (sikerei) soignent les maux des autres avec des potions et onguents à base de plantes dont les secrets de fabrication se passent de père en fils.
Ils vivent sans électricité, de façon très traditionnelle en suivant des rites ancestraux et sont extrêmement proches et respectueux de la nature qui les entourent. Bien sûr, le tourisme les aide à financer leurs achats.

 

Jour 1 : l’aventure Ferry

Jour 2 : Accueil dans une maison des hommes fleurs

Jour 3 : Treck 7h dans la boue pour arriver dans le clan Made Paku

Jour 4 : Broyage du sago, morsure de serpent, repas traditionnel, danses mentawais

Jour 5 : Tatouage-extraction de poison-ceintures en écorce d’arbre

Jour 6 : Atabai-Butui par la rivière-treck 7h-accouchement traditionnel

Jour 7 : Butui larves à sago, naissance du bébé

Jour 8 : Retour vers la mer

Jour 9 : Bye bye les hommes-fleurs

Jour 10 : Retour à Jakarta

  • Jour 1 : Ferry indonésien, pas toujours rassurant

Départ le matin de jakarta par vol Garuda. Nous arrivons à Padang en début d’après midi, l’aéroport est à environ 1 h de route de Padang. Il fait beau, nous déjeunons à l’ Ajo Paris, assez bon. Il se met à pleuvoir, nous partons voir quelques singes sur la route. Aucun intérêt ! On se prépare pour le ferry et on va au resto chinois le Samudera Jaya, près de l’hôtel sur le bord de mer, manger des fruits de mer et boire de la bière. Le ferry part à l’heure, le soir. Il est sale, rempli de cafards et de rats.

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Ça sera dur de dormir. J’ai un peu d’appréhension car il y a souvent des accidents. Mais je me rassure avec mon gilet de sauvetage…La mer est calme et finalement, je m’allonge toute habillée avec mes chaussures sur une couverture, dans une couchette du haut très sale et je somnole jusqu’au matin.

  • Jour 2 : Première rencontre avec les hommes-fleurs

Du ferry, nous mettons 40 min à rejoindre Muara Siberut, sur une route défoncée. Le bled est sympa, au bord de l’eau. Nous nous lavons dans un mandi (salle d’eau indonésienne) du losmen (hébergement sommaire pas cher) en attendant de partir pour Ugai. Vers 10h30, nous embarquons sur des canots à moteur pour remonter le fleuve. 5 h de trajet. Il fait beau jusqu’à la pause déj mais après, grosse pluie jusqu’à notre arrivée à Ugai. Le parcours du combattant ne fait que commencer…Nous sommes acueillis par tout le village –beaucoup d’enfants- et deux sikerei (chamanes mentawais) dont notre hôte Bilijo. Aleuita tout le monde ça veut dire bonjour mais beaucoup veulent dire par là « passe moi une clope »… Distribution de bonbons etc… Douche dans la rivière pour certains.

La maison à des crânes de singes sur l’entrée intérieure. C’est un symbole de virilité et de bonne chasse des hommes.

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  • Jour 3 : Treck 7h dans la boue pour arriver dans le clan Made Paku

    Nous partons tôt. Aucune intimité, même pour aller aux toilettes, c’est dur…Le trek démarre tout de suite dans le sago (palmier qui pousse dans la terre très humide) donc dans la boue. Je traîne, je suis très fatiguée et arrive fourbue pour la pause déj . Il y avait une montée un peu difficile dans la boue juste avant la halte.

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On recharge les batteries et on repart pour 2 h moins dures, mais toujours dans la boue. Il fait super beau à notre arrivée à Atabai. Nous allons nous laver dans la rivière. Ce n’est pas du luxe et ça nous fait du bien. Sous la Uma (maison familiale) il y a la porcherie. Ça sent bon…C’est un challenge pour sortir de la Uma car, avec la boue, ça glisse de partout et descendre l’échelle c’est un peu du gymkana. Dommage, il faut bien aller aux toilettes de temps en temps (il n’y a pas d’endroit dans la maison pour ça) !!!

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Au retour, diner , tit rhum, et , je gonfle mon matelas. Les mentawais du clan Made Paku sont réunis et chantent dans la maison. Ils nous bénissent avec 2 coqs qu’ils trucident après pour les manger. Photos, videos, etc…puis dodo sur la terrasse de la Uma. La nuit est courte.

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  • Jour 4 : Broyage du sago, morsure de serpent, repas traditionnel, danses mentawais

Réveil à 5.30 en fanfare car c’est l’heure du repas du bétail ! ça crie, ça hurle, cochons, vaches et volailles font une cacophonie d’enfer. Petit dej puis, farniente jusqu’à 10h avant de se décider à aller sous la pluie voir l’extraction du sago. Et toujours, boue, boue, lisier.

  • Extraction du sago

On arrive dans une cabane ou est installée la machine à broyer le sagoAman Rajdak, le frère de Made Paku (notre hôte que l’on n’a toujours pas vu) en est le propriétaire. Les autres peuvent s’en servir mais doivent alors s’acquitter d’un petit paiement. Ça leur facilite bien la vie car broyer à la main, c’est long et fastidieux. Au dessus, 2e abris avec l’installation pour le foulage aux pieds des morceaux broyés et ensuite le filtrage en 2 fois pour obtenir la farine très fine qui sera stockée dans l’eau, puis mangée cuite (un peu comme du pain sans sel, très fade, c’est la nourriture de base des mentawais). Ce sont les hommes qui foulent le sago. Les femmes portent les charges. Ensuite, nous suivons les sikerei (chamans mentawais) vers le tronc de sago déjà coupé, à débiter en morceaux transportables à dos d’homme. Le tronc est protégé par une barrière pour éviter une razzia des cochons. Ça se coupe très facilement et pour tourner le tronc, ils utilisent un bambou comme levier.

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  • Jeune fille mentawai blessée par une morsure de serpent

Nous passons chez le fils de Made Paku, qui a un extracteur d’huile de « gaharu », sorte de feuille de patchouli. Nous y rencontrons sa jeune sœur qui s’est fait mordre par un serpent la veille. Elle a la jambe gauche très enflée, la morsure est en dessous du genou et les chamanes lui ont déjà posé un onguent et fait un pansement. Elle est soumise à un régime spécial jusqu’à ce qu’elle puisse de nouveau marcher.

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  • Rituel des repas chez les mentawais

Retour sous la pluie à la Uma, lavage sommaire de pieds avant d’y entrer et détente pour tout le monde. Diner par groupe : nous, les familles mentawais, les guides. Les mentawais mangent par famille (parents + enfants) : celui qui s’occupe du repas sert dans une longue assiette en bois autant de part qu’il y a de membre d’une famille, leur donne l’assiette et sert une autre famille. Les part sont de taille égales quelque soient l’âge et le sexe des personnes. Ce soir, ils dinent du poulet, des crevettes dans un bambou et du sago cuit dans des feuilles de pandanus.

 

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  • Danses traditionnelles mentawais

Après le diner, Aman Rajdak et les fils de made Paku nous font trois danses. Rajdak se maquille avec du charbon, se met une sorte de tablier en tapa peint rouge blanc noir et des feuilles de pandanus pour signifier un animal. Les danses sont très jolies et racontent des histoires d’oiseaux qui se battent avec un serpent ou d’aigles qui chassent des mulots. Vers 23h, dodo sous la moustiquaire dans la fumée ambiante (tout le monde fume comme des pompiers !!!). Demain, il fera peut-être beau.

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  • Jour 5 : Demo tatouage/extraction de curare et ceintures en écorce de Baiko

Réveil à 5.30 avec les cochons, il pleut toujours et tout est un vaste champ de boue fétide. L’échelle (enfin l’escalier taillé dans un tronc) est très glissante pour descendre, nous les touristes, nous ressemblons à des petits vieux cherchant leur équilibre avec une canne !!! Le baton est providentiel et ça sera pareil tout au long de séjour, il est notre troisième (et indispensable) jambe.

Tout d’abord, nous paressons dans la Uma, bien à l’abris des intempéries, en observant et discutant de temps à autre avec les mentawais. Il se passe un incident : un enfant jeune renverse un plat de riz cuit- aussitôt englouti en partie par un chien affamé- et sa mère le tape rageusement, elle lui donne même des coups de pieds dans les côtes. Personne ne bronche, ça dure 1 minute, et le gamin pleure 2 minutes tout seul observé par toute l’assistance qui approuve la réaction de la mère. Le riz est rare car il faut l’acheter en ville et il vient de Sumatra. C’est donc un plat « de luxe ». Chez les mentawais, on ne gâche pas la nourriture de la communauté !

  • Fabrication du poison (sorte de curare) pour les flêches de chasse

Aman Rojdak, aman Tonem et aman Poli décident de nous montrer dans la Uma (car pluie battante) la fabrication du poison pour la chasse à l’arc. Ils vont cueillir les plantes autour de la Uma, prennent leur carquois. Ils mélangent les feuilles en proportions différentes, les écrasent ensemble avec un pilon, ajoutent un peu d’eau et en sortent une mixture vert foncée. Avec une plume, il enduisent la pointe de leur flèche sur 8cm environ. Ils ne mettent pas de poison sur les pointes en métal, juste sur le bois. Ensuite, ils font sécher les pointes sur le feu. Elles noircissent et le poison est actif pendant 5 mois. Ça doit être une sorte de curare et la piqure est mortelle.

 

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  • Demonstration du tatouage traditionnel 

Puis, démonstration de leur technique de tatouage : Ils font de l’encre avec de la suie mixée à de l’eau. Ils peignent tout d’abord le motif avec une plume trempée dans l’encre. Ensuite, ils utilisent une pointe en métal de 1cm plantée dans un morceau de bois qu’ils martèlent en suivant le dessin. La couleur pénètre alors dans les innombrables petits trous. La technique à évolué car maintenant, on dispose d’outils électriques pour faire les tatouages mais le principe de base est resté le même.

 

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  • ceinture en écorce de Baiko

Nous décidons d’aller sous la pluie pour voir le Baiko, arbre dont l’écorce est utilisée pour faire des vêtements. Nous partons avec les 4 mêmes dans les sagos (boue , boue , boue …) et arrivons au Baiko qu’ils abattent. Ils le « pèlent » et nous donnent à chacun 1 ceinture d’écorce.

 

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Nous continuons notre route vers la Uma de Aman Rojdak. Elle est plus petite que celle de son frère. Il loge avec sa mère qui doit avoir 70 ans mais en parait 100 tant sa peau est parcheminée. J’apprends qu’elle est aussi la mère adoptive de aman Poli qui a le même père que Aman Tonem. Après lui avoir offert du tabac et des confiseries, nous retournons chez Made Paku.

 

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Sur le chemin, nous nous arrêtons pour que les 4 compères tapent nos morceaux d’écorce sur un tronc d’arbre dur, avec des maillets. Ça assoupli l’écorce qui rougit. Nous les rinçons dans la rivière avant de les mettre dans nos bagages.

Baignade-lavage puis diner et petite fête car on quitte la Uma demain. Beaucoup de gens sont invités dans la Uma. L’ex femme de made Paku vient aussi avec sa fille qui boite (elle a été mordue par un serpent vert à queue rouge). En fait ses 5 enfants sont là. Les hôtes présidés par aman Rajdak (frère de made Paku) se préparent un diner au poulet pour l’occasion.

  • Petit aparté à propos des moustiquaires

Nous avons tous des moustiquaires blanches donc quasiment transparentes ce qui nous pèse car tout le monde nous regarde. Seule Lisbet a une moustiquaire kaki à travers laquelle on voit beaucoup moins bien. C’est bien mieux pour voyager dans ces coins inconfortables.

 

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  • Jour 6 : Extraordinaire accouchement traditionnel

  • Long treck, sangsues et desorientation

Ce matin, o miracle, il fait beau. Nous allons marcher au sec. Le trek durera 7 bonnes heures, en grande partie, dans la rivière. La première partie, c’est sago, boue. Puis on passe un terrain jonché d’arbres géants coupés et entremêlés, très compliqué à passer, challenging au niveau équilibre. C’est un terrain défriché pour en faire une plantation de bananiers. Ensuite, nous nous séparons involontairement en 2 groupes et le notre qui est derrière ne prend pas le bon chemin. Bilijo est prié de passer devant pour nous guider parmi les arbres coupés. Ouf, on passe enfin ces obstacles et commençons la marche dans la rivière.

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C’est rafraichissant mais on n’avance pas très vite. Vers 13h, il commence à pleuvoir. Tout le monde est très vite trempé. Je suis tellement fatiguée que je ne pense même pas à protéger ma caméra et mon appareil photo qui sont dans des sacs non imperméables!!! Il nous faut passer un endroit profond vite car les eaux montent, donc nous nous arrêterons déjeuner plus tard. Sandrine se chope une sangsue sous le pied. Vicieuse la bête !!! Les sangsues sont plutôt petites mais il y en a beaucoup. Nous arrivons à l’endroit profond et on n’a pas pied pendant 1 m. Un peu compliqué pour passer le matos, mais nous y arrivons.

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Nous stoppons pour déjeuner. La pluie aussi. La fin du trek est interminable, nous croyons toujours être arrivés après un passage à gué mais non, il y en a un autre qui suit…Nous voyons 2 serpents à ¼ d’heure d’intervalle. Un petit vert avec la queue rouge dont la morsure est très dangereuse et un petit noir avec des rayure rouges venimeux lui aussi. Ils sont là pour boire et ne s’enfuient même pas quand nous faisons du bruit. D’après les mentawais, voir un serpent sur notre chemin signifie que quelqu’un n’est pas content que nous passions par là !?

  • Une autre Uma

Nous arrivons près de la Uma de aman Laulau, le tatoueur. Il n’y a pas de porcherie en dessous, chouette. Par contre, on se demande comment on va monter dans la maison car il faut passer en équilibre sur un tronc au dessus de la rivière et ensuite grimper 2 tronc hyper pentus et glissants. Tout ça sans rampe. En fait, c’est pire que l’autre Uma pour entrer et sortir !!! Mik s’occupe de mettre une rampe sur le tronc traversant. Tant mieux, au moins, nous pourrons aller nous laver dans la rivière sans danger.

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  • Extraordinaire accouchement chez le mentawais

Le premier groupe est arrivé il y a ½ heure et a été invité à l’accouchement de la femme du jeune fils de aman Laulau. Elle a 15 ans et c’est son premier enfant. Sandrine l’aide en apportant un drap propre et en demandant de bouillir de l’eau pour laver le bébé. La parturiente est assise sur le plancher en bambou, adossée à un plan incliné et se tient à une corde pendue au plafond les femmes et le mari se relaient pour lui appuyer sur le ventre et lui masser les membres et les épaules. Ils la frictionnent avec un mélange d’herbes. Les chamanes chantent en secouant des clochettes et des feuilles pendant que la jeune femme a des contractions. Sandrine est assise devant attendant l’expulsion. Tout ça se passe dans le fond de l’uma, dans la cuisine chambre des femmes et enfants, avec plein de monde autour, des animaux, de la fumée, etc… La fille est épuisée, elle a le regard hagard. Ça fait déjà 10h qu’elle pousse, assise. Le col est ouvert à 2 doigts. Vers 22h, elle perd les eaux. Nous allons nous coucher. 

  • Jour 7 : Larves à sago et naissance du bébé

Toujours rien, juste une inquiétude collective en voyant la jeune femme hébétée et son mari attentionné, sachant que ça fait déjà 10h qu’elle a perdu les eaux.

  • Telephon, Politik et les larves a sago

Vers 10h nous décidons d’aller récolter les vers à sago avec Bilijo, Laulau, Politik (son fils) et Telephon (son petit fils). Parcours dans la boue nauséabonde des sagoutiers. Nous arrivons au tronc qui fermente depuis deux mois et les 2 enfants coupent à la machette pour trouver les larves. Quelques uns en gouttent (moi j’ai déjà donné en Papouasie). Nous rentrons avec notre récolte que Telephon a mis dans un sac en plastique. En traversant la rivière, le sac se déchire et toutes les larves tombent à l’eau. Les gamins ont beau courir vite pour se poster à l’aval, ils ne réussiront qu’à en repêcher une dizaine. Nous croisons deux jeunes femmes qui nous annoncent que le bébé est né. Vite, vite, à la Uma.

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  • Le bébé est enfin né

C’est un petit garçon, en bonne santé semble t’il, qui a la tête en pain de sucre car il a mis du temps à sortir (mais ça se remettra tout seul et dans 2 semaines au pire, il aura une jolie petite tête ronde). La mère va bien. Nous sommes tous soulagés que l’accouchement se soit bien passé. Le drap propre de Sandrine a été utilisé par les femmes pour nettoyer le sang et autres déjections, pas pour couvrir le nourrisson qui est dans un linge sale à faire peur…L’eau bouillie est restée dans son baquet et l’enfant a été lavé dans une bassine pleine d’eau boueuse de la rivière !!! Bref, très tôt, ils commencent l’insensibilisation aux microbes. C’est l’éducation à la survie en milieu hostile…

L’enfant aura un nom dans 5 jours, selon la coutume. Ça sera une personne du clan qui lui donnera. Le père, lui change tout de suite de nom car maintenant, il a un fils. Il s’appelle aman Roki. La tradition veut que tout homme qui a son premier fils vivant s’appelle aman quelquechose. Si son premier fils meurt, il perdra le « aman ». Donc, Bilijo a certainement déjà perdu son premier fils.

 

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IMG_8420IMG_8405Beaucoup de monde arrive pour fêter l’évènement. La famille égorge un cochon- dans la cuisine, à côté du bébé et de l’accouchée… et 2 poulets. Toute la viande est bouillie pour les invités. Il y a 3 services. Nous dinons à part des pâtes à la bolognaise.

Bilijo rentre à la tombée de la nuit chez lui à Ugai, à 40min de marche. Nous le retrouverons demain.

Après le diner, il y a un petit spectacle ou nous ferons à tour de rôle quelquechose. C’est très sympa et tout le monde s’amuse. Dodo vers 11h dans les moustiquaires.

  • Jour 8 : Retour vers la mer avec les hommes-fleurs

Il fait beau quand nous partons. Vers Ugai. Plus d’une heure dans la boue en pleine chaleur. Lisbet s’enfonce une jambe jusqu’en haut de la cuisse et Jörn et Mik la sortent car elle ne peut y parvenir seule. C’est un peu comme des sables mouvants.

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Enfin, nous rejoignons Ugai pour une courte halte. Au revoir tout le monde. Nous embarquons sur les canots sous le soleil pour 4h de navigation. Quand il se met à pleuvoir, il fait vraiment froid.

On arrive au losmen de muara Siberut avec Aman Poli et aman Tonem. Pause toilette et repacking puis bateau rapide pour aller sur l’ile Masilo. La mer est calme mais il y a plus de vagues que dans la rivière. Les 2 chamanes ne sont pas rassurés. Je crois que c’est la première fois qu’il naviguent sur la mer.

L’ile est paradisiaque. Nous sommes seuls dans le losmen avec vue sur la plage magnifique et les cocotiers. Nous allons dormir dans une chambre à l’abri des regards, ça faisait longtemps. Il y a des toilettes, c’est chouette.

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Petite baignade dans le lagon et ramassage de coquillage sur la plage. Les guides sont allé pêcher. Ils ramènent 2h plus tard un grosse bonite et plein de petits poissons portions.

Les sikerei n’en croient pas leurs yeux. Il n’y a pas de poisson de cette taille dans la rivière.

Diner de poisson cru et cuit à point accompagné de bière. Succulent. Dodo dans la chambre, d’autres préfèrent la terrasse.

  • Jour 9 : Bye bye les hommes-fleurs

Ce matin, il y a beaucoup de vent. La mer est assez forte. J’angoisse un peu pour le retour à Muara Siberut. Nous apprenons vers midi que le ferry ne prendra pas la mer avant minuit pour cause de mauvais temps…

Nous rentrons vers 3h alors que la mer parait plus calme. En fait, ça bouge énormément et je suis bien contente d’arriver à bon port.

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Maintenant, on attend le départ du ferry. Petites courses, diner de mies (nouilles indonésienne), etc… avant d’embarquer et d’attendre le départ. Nous discutons avec Bruno, le gros capitaine du ferry. Et avec un français routard qui a chopé une allergie à la suite de piqures de punaises. Lorsque le bateau démarre enfin, j’étends mon imper sur le matelas plus que sale et je m’endors. Ça ne bouge pas trop.

  • Jour 10 : Retour sur Jakarta

Il est 10.30 quand nous arrivons à Padang. Vite, il nous faut filler à l’aéroport pour attraper le vol de 11.45. La voiture fonce comme une malade. On se croirait dans Starsky et Hutch. En fait, c’est un policier en congé qui la conduit. Nous atteignons l’aéroport en 1/2h au lieu d’une heure. Violaine s’est bien cramponnée, elle était à l’avant et j’ai fermé les yeux la moitié du temps.

On décolle à l’heure pour retrouver Jakarta.

Nous avons fait un merveilleux voyage parmi ces familles mentawais, rempli de sourires et de joies simples. Les mentawais nous ont accueillis chaleureusement et sans façons et nous ont fait partager beaucoup de leurs traditions. Bref, nous étions les bienvenus.

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